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Les inscrits PDF Print E-mail

Le 1er Rallye Côte-Côte Historique se voulait un véritable retour aux sources de ces grandes épopées africianes des années 70. Il semble bien que le pari soit tenu !

Un peu plus de 40 équipages s'élanceront donc le 10 février 2007 de Lomé pour affronter les quelque 8 200 Km de piste africaines et rallier - si Dieu le permet - Inch Allah - Saint-Tropez, deux semaines plus tard !

Le nombre de véhicules prenant part à cette première édition est conforme à ceux engagés alors entre Abidjan et Nice. Les participants vont donc retrouver le type d'ambiance souhaitée aussi bien par eux-mêmes que par les organisateurs.

Il faut souligner que le concept originel de ce rallye que Jean-Claude Bertrand voulait réellement historique a été respecté, en ce sens que les véhicules engagés auront tous 20 ans d'âge au minimum ! On ne peut donc que féliciter les participants d'avoir déniché ces perles rares, puis de les préparer avec soin et passion en vue de la grande aventure.

En janvier prochain, la caravane des véhicules embarquera à Sète à destination du Togo. Grâce aux bons soins de Royal Air MAroc les équipages rallieront ensuite Lomé par la voie des airs, où ils sont attendus, dans une ambiance de fête, pour ce qui sera une grande première dans le pays!

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Last Updated ( mercredi, 21 février 2007 )
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Jacky Privé...les premiers lauriers africains PDF Print E-mail

C'était il y a trente ans... Une histoire ancienne presque, une époque où l'Afrique s'ouvrait aux bolides motorisés...Jacky Privé, le garagiste des environs d'Orly, avait alors 46 ans... et une envie folle de monter toujours et encore sur la plus haute marche du podium des courses auxquelles il participait. La rage de vaincre ! Aujourd'hui installé à Calvi en Corse, il feuillète avec nous cet album aux souvenirs...

Trouver le compromis idéal

" J'ai toujours été un fana de sport automibile. Dans les 70, j'ai couru un Monte Carle et pas mal de courses de côte. C'était une sacrée époque". Et puis un jour changement de terrain, Jacky file sur le Paris Dakar au volant d'un Range Rover.

" Je me suis aligné au départ du 1er Dakar avec Raynald mon fils qui avait alors 18 ans. A Tamanrasset j'étais toujours en tête. C'est là qu'il y a eu un gros diffèrent avec Sabine... tout le monde a fait une erreur de parcours et j'ai ramené une soixantaine d'équipages complètement perdus le soir au bivouac, en convoi. Sabine n'a pas supporté! Il y a eu des mots et Sabine ma  sorti du rallye... j'ai terminé l'épreuve jusqu'a Dakar hors course".

L'année suivante Sabine l'invite gratis à prendre le départ...mais Jacky refuse. " Je me suis alors tourné vers la Transafricaine lancée par Jean-Claude Bertrand". Il empochera la victoire sans coup férir!. J'ai fais le Bandama et dans la foulée le premier Abidjan-Nice, toujours sur Range Rover. "C'était en 76. La course était épuisante; le soir au bivouac il n'y avait aucun récenfort, pas de nourriture, on mangeait des produits liquides, ceux qu'on donne aux malades. Heureusement dans certaines régions on allait dans les oasis, dans les petits villages et on achetait le pain qui état à vendre dans les boutiques. C'etait franchement l'époque du chacun pour soi!

Il y avait des problèmes d'intendance et la mécanique. Parfois on a bien un peu connu l'enfer; le pire c'était pour les pneumatiques, on était tellement chargé qu'on avait que deux roues de secours. Je suis toujours parti avec des pneus de camionnettes aux flancs renforcés, on crevait un peu moins. Pour arriver il fallait le compromis idéal entre le poids, les bons pneumatiques et le pilotage adapté. Le véhicule consommait en moyenne 25 à 30 l aux 100 kilomètres, dans les sables du Ténéré, on montait à 70l".  Il faut croire que Jacky avait résolu la quadrature du cercle puisqu'il gagnera donc ce premier Abidjan-Nice. "Il fallait une bonne voiture certes mais surtout être résistant, être costaud; tenir le volant et assurer pendant 12 à 14 heures d'affilé...au bout de quelques jours de course ça use !".

Un soupçon de nostalgie...

Trente ans plus tard, Jacky revient donc sur le terrain de ses exploits avec Raynald qui compte une quinzaine de Dakar à son actif, toujours en assistance, pour Nissan, pour Mitsubishi. " Pour faire la course il faut des sous et aussi bien mon fils que moi on ne sait pas bien se vendre !". Au départ de Lomé, le père et le fils seront à bord d'un Land Rover, un de ces véhicules qui ont gagné leur titres de noblesse sur les Camel Trophy d'antan. "Le châssis est un ancien Camel et la caisse est un Discovery; le tout est en cours de montage, je crois qu'on va partir dans de bonnes conditions. On fait ce Côte-Côte pour se faire plaisir, pour retouver l'esprit des premières courses africianes, retrouver d'anciens copains. Avec Raynald on alternera au volant...mais on fera tout pour gagner".

Jacky, un brin nostalgique, n'a pas changé...les lauriers à plus de 70 printemps lui iraient encore bien autour du cou !

 

Last Updated ( lundi, 16 octobre 2006 )
 
Marc Pajot, inscrit au Côte-Côte ! PDF Print E-mail

Marc Pajot, le célèbre navigateur français, participera au 1er Rallye Côte-Côte Historique ! Après avoir goûté à tous les charmes des océans – ainsi qu’à leurs rudesses – il a succombé à la séduction des grands espaces africains.

Rappelons que Marc Pajot est l’un des marins français les plus titrés et sans doute l’un des plus polyvalents : Une carrière prestigieuse en dériveurs : médaillé d’argent aux JO de Munich, deux titres de champion du monde, cinq fois champion de France pour ne mentionner que les principaux. En courses océaniques, il remporta La Baule-Dakar ainsi que la Route du Rhum et termina second de la Transat en solitaire. Par trois fois, il défendit ensuite les couleurs de la France lors de la Coupe de l’America, menant à deux reprises son voilier en demi-finales de la Coupe Louis Vuitton.

Marc Pajot explique ainsi son choix : « Les vastes espaces que le continent africain offre, presque à nos portes, exercent une réelle attirance, à laquelle les amateurs de grand large dont je suis, sont particulièrement sensibles. Toutefois, aucune des grandes épreuves classiques contemporaines ne me semblait en réelle harmonie avec la manière dont je souhaitais appréhender l’Afrique. Ceci jusqu’à ce que j’entende parler du Côte-Côte. La philosophie et le concept de cette épreuve m’ont d’emblée séduit ! »

Marc partagera le volant avec son épouse Alexandra, mais les deux ne sont pas encore vraiment fixés sur le choix du véhicule : ketch ou sloop ? Multicoque ou monocoque ?!

Marc Pajot

Last Updated ( vendredi, 19 janvier 2007 )
 
Carlos dans la Cx Blanche PDF Print E-mail

Carlos Gomès et la voiture c'est une histoire d'amour qui dure depuis des dizaines d'années...

Tous ceux qui fréquentent les circuits automobiles de France et de Navarre, sur terre comme sur goudron; tous ceux qui arpentent les allées des salons de l'auto ont eu l'occasion de la voir au moins une fois..que ce soit au Mondial à Paris ou au Salon du tout-terrain à Val d'Isère.  L'homme est en effet responsable de tous les stands Presse aux couleurs du groupe Michel Hommel à Saint-Cloud. Professionnellement, Carlos a ainsi grandi en compagnie d'Echappement, d'Auto Hebdo, de 4x4 Magazine... Pour ce Portugais d'origine, la vie est donc rythmée par le bruit du papier et celui de smoteurs chargés de chevaux qui déchirent l'horizon.

A 49 ans, le petit monde de la bagnole de course n'a donc plus guère de secret pour lui !

Mais du papier au volant... il n'y avait qu'un pas que Carlos a assez vite franchi, la passion ça donne des ailes." Je fais du Rallye-cross depuis une bonne quinzaine d'années; j'ai couru aussi la Coupe Barquette au volant d'un des véhicules élaborés chez Michel Hommel"

Le monde du tout-terrain s'est ouvert à lui sur le tard, 4x4 Mag' ayant rejoint le groupe Hommel il n'y a pas si longtemps. Mais comme chez beaucoup d'autres, le virus de la piste a vite fait des siennes ! Sur celles de Val d'Isère qui chatouillent les pieds du Bon Dieu à plus de 2000 m d'altitude, l'homme est désormais chez lui et sur les pistes tournicotantes et souvent boueuses des 24 heures de Paris ( aujourd'hui de France), ou de la Baja de France, Carlos sait tourner le volant et lâcher les chevaux du Protruck quand il le faut...

En février, Monsieur Gomès filera donc à Lomé pour une nouvelle forme d'aventure. La lutte contre le chrono ne sera pas pour une fois l'objectif premier. " C'est vrai c'est une épreuve totalement différente; il faudra courir autrement, mais ce qui m'a attiré de suite c'est le côté humain et convivial de cette compétition new-look. Se retrouver tous les soirs sur un bivouac avec des gens qui partagent la même passion, ce sera formidable". Le coffre de la Cx blanche risque de prendre des allures de garde-manger...

Sur le Côte-Côte, Carlos prendra donc les commandes de cette Citroën spécialement préparée pour l'occasion; ce n'est pas franchement un 4x4 traditionnel mais logiquement l'aventure devrait aller jusqu'au bout. Il faudra d'ailleurs rejoindre l'arrivée quoiqu'il arrive puisque la mission de Carlos sera de participer, de courir dans la régularité... mais aussi d'assurer le reportage de l'épreuve avec Georges, journaliste dans le groupe Hommel.

Le team ne devrait pas monter sur la plus haute marche du podium, chacun sait qu'un reporter ça perd beaucoup de temps à prendre des notes matin, midi et soir...et à photographier les autres dans les coins les plus beaux, les plus spectaculaires... la Cx jouera donc vraisemblablement les électrons libres sur le Côte-Côte...mais promis, juré, foi de Carlos, " on fera tout pour coller au plus près à l'esprit de la course", mais si son copilote risque parfois de s'emmêler les pédales entre ses notes, ses objectifs, les Asa...et le road-book !

 

Last Updated ( jeudi, 21 septembre 2006 )
 
Thierry et Nathalie Jager PDF Print E-mail

sur les traces de marc Pajot !

Le beau-frère a intérêt à ne pas perdre le Nord ! Tous les espoirs de Thierry et Nathalie Jager reposent en effet sur les talents de navigation et donc d'orientation de Marc Pajot, le beau frère, brillantissime marin. " C'est lui qui nous a donné envie de participer, mais on se lance un peu dans l'inconnu". Thierry et Nathalie ne sont pourtant pas des béotiens de l'Afrique.Installé à Colmar, les pieds presque dans le vignoble, Thierry gère une boite de négoces de pneumatiques... aujourd'hui cinquante cinq magasins clignotent à la même enseigne, demain ce sera sans doute une centaine. Avec les plus grands manufacturiers de notre hexagone, monsieur et madame ont donc déjà eu l'occasion de partir sur les pistes africaines à la rencontre des rallyes, ceux de Tunisie, du Maroc. L'ambiance bivouac-compétition...ils connaissent. Mais jamais, ni Thierry ni Nathalie n'ont pris le volant ou travaillé au GPS. " On part là-bas comme des débutants...on verra bien!".

Ce sera dur, mais on sera prêt !

C'est donc Marc Pajot et l'appel de l'Afrique qui leur ont mis les pieds dans le 4x4. L'auto est trouvée, ce sera un Toyota HJ 60 de 1982. Le véhicule remls à neuf il y a deux ans est prêt à affronter les pistes rocailleuses, les sols latériques et les dunes de sable de Mauritanie. Pas de problème, il vient de refaire ses classes au Maroc et en Islande. "Pour des raisons très pragmatiques nous partons à trois véhicules identiques, celui de Marc et un autre Toy' d'un ami, tous préparés chez le même spécialiste. Ainsi, s'il y a quelques petits soucis mécaniques les pièces détachées serviront pour les trois. Le côté gonflage et dégonflage des pneumatiques ne me fait pas peur, j'ai fait ça étant gosse et c'est ma partie, par contre en mécanique je suis léger ! Ce genre de rallye intéresse les gens, on s'en est rendu compte chez le préparateur, on nous a posé beaucoup de questions...si la première édition est un succès, il est certain qu'il est promis à un bel avenir !".

Last Updated ( jeudi, 21 décembre 2006 )
 

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Certaines photos ont été réalisées par Claude TAVERNIER pour Jean Claude BERTRAND