Actualidad arrow Informations arrow Infos parcours
Des Hommes Intègres...aux rives du Niger PDF Imprimir E-mail

La caravanne quitte Gassan et tire un cap sur la frantière malienne. On entre dans la région de Kossi avec une série de petits villages accrochés le long de la poste latérique. Kouri, Soin, Yallo, Djibasso et enfin Kolonkan... le dernier du Burkina Faso, le dernier du Pays des Hommes Intègres.

Le Niger vous attend

Le Mali est donc là, immense pays en forme de papillon, terre à la fois saharienne au nord et soudanaise au sud... était étonnant, traversé par un des plus grands fleuves d'Afrique le Niger. Le premier village important qui accueillera la caravane est Benena. Ensuite Tominian. On  est à la limite occidentale de pays Dogon, entré dans la légende par ses minuscules villages aux cases en terre et chapeaux de paille, pitonnés sur les rochers accumulés au pied de la falaise de Bandiagara.

On n'aura pas le temps de se perdre dans les étroites venelles, véritables chemins de chèvres qui escaladent les villeges. Direction San à l'ouest. On entre dans la vallée du Niger : le "Djolida"...le Grand Fleuve, en langue du pays et de son affluent le Bani; formant une sorte de delta intérieur gigantesque. Ici poussent sans trop de difficulté le coton, le riz, le mil, la banane...

Les Bobos, célèbres par leur mutisme, représentant l'ethnie majoritaire dans cette partie du Mali ; leurs femmes sont aussi réputées pour leur liberté sexuelle... avant le mariage cela va de soi !

La ville a connu un boum exceptionnel de 1934 à 1947, dates de la construction du grand barrage sur le fleuve. Ce sera ensuite Bla puis Segou la grande ville de la région. On est chez les Bambara qui constituent le noyau le plus important de la population malienne. Appelés les "Hommes du refus" ils ont toujours résisté aux empereurs et aux prophètes... et aujourd'hui si certains ont adopté l'Islam, ce sont tous des musulmans très modérés !

La Vie au bord de l'eau

Ségou, ville du coton et du beurre de karité, est un melting-pot qui regroupe les Bambara cultivateurs mais aussi les Toucouleur et les pêcheurs Bozo. Toutes ces populations se retrouvent le lundi, jour du grand marché. On vient acheter et vendre; la cité est en effet un centre artisanal et agricole important. Nous n'aurons sans doute pas le temps de déambuler sous les magnifiques caïcédrats ni de faire le plein de poteries, de tapis de laine, d'articles de maroquinerie ou de dénicher l'antiquité qui illuminera votre salon... vous aurez par contre le loisir de déguster le dolo, la bière de mil, brassée ici aux pays.

L'arrivée de cette étape est plus au nord-ouest. Direction Markala. Il y a de la vie sur le fleuve Niger. Dans cette ville dotée d'un beau centre ancien aux allures coloniales, les pêcheurs sont aujourd'hui nombreux. Niono vous attend ; ici le rouge et la couleur orangée dominent, sa vieille mosquée aux allures soudanienne se prend parfois pour celle de Djenné. Vous pourrez admirer les belles allées bordées de nombreux caïcédrats, plantés hier par les colons français nostalgique de... leurs platanes !

Encore quelques kilomètres et vous pourrez couper le contact à Sokolo, célèbre pour son marché du dimanche. Avec un peu de chance le soleil se couchera à votre arrivée, enflammant l'horizon au-dessus des eaux du fleuve. Féerique. Au compteur 602 kilomètres dont 131 en spéciales.

 

 

Última modificación ( 05.01.2007 )
 
Bienvenue au Pays des Hommes Intègres PDF Imprimir E-mail

Le Rallye quitte le Togo et s'installe pour quelques milliers de kilomètres au Burkina Faso, le Pays des Hommes Intègres; l'ancienne Haute Volta.

La piste est toujours rouge, une piste latérique qui file à vive allure au coeur de la savane. Sur le bord du chemin, les enfants sont là, parfois très loin de leur village, toujours accueillants, toujours aussi inscouciants du danger.

On ets sur le territoire d'une des grandes ethnies du pays : Les Gourounsi. La végétation est encore imposante, ce qui fait le bonheur de toute la faune sauvage africaine traditionelle,  grands fauves exceptés, qui vit en liberté dans le parc de Nazinga... que l'on croisera à deux tours de roues..Pas le temps de voir les éléphants, pas le temps d'admirer non plus les cases décorées de Tiébélé, un des trésors architecturaux traditionnels du pays; Dans ces concessions toujours habitées et dirigées par un roi, les femmes, les "Picasso du Faso", laissent libre cours à leur imagination pour peindre les demeures en terre qui attirent aujourd'hui les touristes.

Le chemin file au nord, en direction de Ouagadougou que l'on laissera sur notre droite; on ne s'aventurera pas dans la circulation et la pollution de la grande capitale cinématographique de l'Afrique de l'ouest ; Ouaga' c'est un peu la Chine au niveau des deux roues !... Nous passerons à Tanghin Dassouri, un village de la province de Kadiogo. On est désormais sur le grand plateau qui couvre la partie centrale du pays... l'altitude ne vous donnera pas le vertige : on est à quelques 300 m environ. La flore est désormais plus clarsemée, même si les plantations de mangues, une des richesses agricoles du Burkina, sont nombreuses et importantes... il fait plus chaud, il fait surtout plus sec. On est au royaume des Mossi, l'ethnie majoritaire du pays; celle qui fut crée dit la légende par Ouédraogo, le fils de la princesse Yénéga et de son sauveur, le chasseur d'éléphants. "Ouédraogo" c'est l'étalon en langue Mossi... la descendance est nombreuse si l'on s'en réfère au nombre de Burkinabés qui portent ce prénom ! Les Mossi occupent la moitié du pays et surtout les postes clefs de l'administration de l'état, parmi un des plus pauvres du monde ! Le revenu par habitant arrive à peine aux 300 euros par an...

Nous avions, dès l'entrée au Burkina, longé la vallée de la Volta Blanche, nous allons désormais rejoindre le cours d'une seconde Volta, la Rouge.

Cap au nord ouest. En direction de Koudougou. La ville qui comptent un peu plus de 60 000 habitants est encore peuplée essentiellement de Mossi. Dans cette partie de l'Etat, l'animisme qui était fortement majoritaire perd lentement du terrain devant la poussée de l'Islam. Et les Dieux locaux s'effacent devant Allah !

On continue notre périple en quittant la région Moogo, pour filer droit vers le nord. Les baobabs sont désormais nombreux à nous regarder passer; dans les acacias bien squelettiques les chèvres cherchent leur pitances en faisant parfois de l'acrobatie et de la haute voltige de branche en branche. Les champs souvent biens secs, portent des cultures de mil, l'élément de base de la  gastronomie nationale... Vous goûterez peut-être au Tô la galette de mil et dans les concessions, ces enclos familiaux qui regroupent toute une famille logée dans des huttes en terr, on vous offrira sans doute la Dolo, la bière de mil qui fait tourner les têtes ! Toujours plus au nord est Toma, on change de décor; la nature est plus hostile, on quitte la savan herbeuse pour le Sahel. La terre ocre est brûlée, la piste parfois rouge, parfois sablonneuse file à vive allure, croisant ici et là, d'immense troupeaux de zébus gardés par des bergers, les Peuls sont ici chez eux. On est entré dans une nouvelle région, la province de Nayala située dans la boucle du Mouhoun, la Volta Noire.

Encore quelques kilomètres et la piste entre à Gassan, une petite ville de 7 000 habitants, logée elle aussi dans la boucle du Mouhoun. Le compteur affiche depuis ce matin 538 kilomètres... si vous ne vous êtes pas égaré et vous avez effectué 217 bornes en spéciales !

Bonne nuit, demain on remet ça !

 

 

Última modificación ( 05.01.2007 )
 
Le Togo... PDF Imprimir E-mail

A deux tours de roue du 4x4 du ghana, Lomé transpire à grosses gouttes dans la chaleur étouffante du golfe de Guinée. C'est là, sur les rives équatoriales de L'Atlantique que le Côte-Côte prendra son envol. Un petit tour dans la capitale du Togo, peut-être un passage sur la plage et cap au nord. Nul doute qu'il y aura foule pour assister au départ de cette épreuve que Lomé attend depuis des mois. Une foule bigarrée, colorée, bruyante mais toujours bon enfant ! C'est la magie de l'Afrique noire... celle des rires, des chants et des danses que l'on fait pour faire a fête, pour saluer les amis et les invités de passage au pays... Au rythme des djembes et des tambours, le premier rallye historique, celui que voulait Jean-Claude Bertrand, entamera donc sa course vers le nord.

Le rallye dans la brume

La première étape sera une longue longitudinale pour rejoindre le nord du pays... au total 653 kilomètres dont 65 en spéciale. On quittera donc la capitale qui compte aujourd'hui un peu plus de 800 000 habitants, sa plage bordée de cocotiers et son boulevard Mono véritable coeur fun de la ville. On s'y retrouve le jour, on y déambule le soir sous les étoiles... L'itinéraire filera alors vers Atakpamé. Très vite le littoral côtier laisse la place à un relief de collines, de montagnettes d'abord et de hauts plateaux ensuite. La végétation devient plus dense, plus hermétique, parfois infranchissable... ce n'est pas la forêt vierge mais on s'en rapproche... Le chemin lentement prend de l'altitude... on laissera sur notre gauche le point culminant du pays, le Mont Agou, souvent noyé dans la brume mais qui chatouille les pieds du Bon Dieu du haut de ses 986 m ! Le long de la route, les petits villages, souvent tapis dans la végétation luxuriante se succèdent comme les boules d'un chapelet... il devrait y avoir du monde pour voir passer la caravane ! On aura le temps de découvrir l'architecture de ces demeures, les champs de café ou de cacao... en faisant toutefois attention de ne pas écraser poules, cochons, chèvres et autres bestioles qui ignorent les passages cloutés ! La même attention sera recommandée pour les enfants; les petits comme les grands d'ailleurs... c'est l'Afrique avec ses débordements, avec ses insouciances qui frôlent parfois (souvent !) l'inconscientce...

La couleur de la savane

Atakpamé... la ville avec ses 80 000 habitants est installée à 500 m d'altitude, à la limite septentrionele des monts du Togo, elle ouvre la porte des grands plateaux, reliefs souvent imposants qui vont nous porter jusqu'à la frontière avec le Burkina Faso. La végétation désormais tropicale perd lentement de son ampleur; la forêt est moins dense, les arbres moins hauts, moins serrés. On n'aura pas la temps d'admirer la célèbre cascade d'Ayomé ni le jeu des hippopotames dans le fleuve Mono. Tans pis ! Sokodé, avec ses anciens villages regroupés en quartiers urbains est une des grandes villes sur l'itinéraire, un peu plus de 125 000 habitants. Ce sera ensuite Kara la 2è ville du Togo, le pays des Kabyés, "les paysans de pierre", au coeur d'une région célèbre par ses potiers. Et enfin, tout au nord, pour le bivouac, Dapaong, un peu moins de 45 000 âmes qui vivent, la porte de la grande savane à 35 km du Burkina. On est chez les Moba, les Peulhs et les Mossi que l'on retrouvera en nombre au Pays des Hommes Intègres ! On a quitté franchement la zone tropicale; au fil des kilomètres tout a changé: les reliefs, les couleurs, la lumière. Sont apparus les premiers baobabs, fiers représentants de la savane. Avec leur peau grise, éléphantesque, ils semblent figés pour l'éternité portant au bout de leurs branches leurs pains de singes, des fruits aux vertus médicales incommensurables selon la tradition.

Au Togo, comme un peu partout en Afrique Noire, l'homme vit avec et par la nature, respectueux de son environnement...

Si l'animisme perd du terrain, l'individu reste pourtant fidèle à ses coutumes, aux principes que lui ont inculqués les ancêtres toujours vénérés. Chez les Ewé, l'ethnie majoritaire, Trowo, Dieu, protège les villages et les clans... De cet être suprême on a décliné toute une série de divinités qui forment des familles; chacune a une fonction bien précise qui alimente une mythologie relatant leur force, leur faiblesse, leurs exploits, leur haine, leurs amours...

 

 

Última modificación ( 04.10.2006 )
 
Bonnes nouvelles du Togo ! PDF Imprimir E-mail

Nous ne resistons pas au plaisir de vous communiquer ci-dessous le message reçu du Ministère de la Jeunesse et des Sports de la république du Togo.

Aux participants le travail de préparation des véhicules et au Comité d'organisation celui des relations avec les pays que nous traverserons !

Image

Última modificación ( 04.10.2006 )
 
Comité de Organización: PDF Imprimir E-mail

Presidente del Comité de Organización y relaciones con los países atravesados por el recorrido: Christian DERVIEUX

 

Dirección de la Prueba: Patrick TAMBAY

 

Comunicación: Hans U. BERNHARD

 

Administración General y relaciones concurrentes: Dominique CHESNAIS

 

Relaciones concurrentes: Claudy BERTRAND

 

Comisionado ante las autoridades deportivas (ASA, ASN, FIA, FFM y FIM): Serge ABBATTISTA
Última modificación ( 17.01.2007 )
 

Copyright © 2005-2007 Djibi SARL - Reproduction interdite sans autorisation - Réalisation : www.ccomca.com
Certaines photos ont été réalisées par Claude TAVERNIER pour Jean Claude BERTRAND