Retour page d'accueil arrow Informations arrow Jacky Privé...les premiers lauriers africains
Jacky Privé...les premiers lauriers africains PDF Print E-mail

C'était il y a trente ans... Une histoire ancienne presque, une époque où l'Afrique s'ouvrait aux bolides motorisés...Jacky Privé, le garagiste des environs d'Orly, avait alors 46 ans... et une envie folle de monter toujours et encore sur la plus haute marche du podium des courses auxquelles il participait. La rage de vaincre ! Aujourd'hui installé à Calvi en Corse, il feuillète avec nous cet album aux souvenirs...

Trouver le compromis idéal

" J'ai toujours été un fana de sport automibile. Dans les 70, j'ai couru un Monte Carle et pas mal de courses de côte. C'était une sacrée époque". Et puis un jour changement de terrain, Jacky file sur le Paris Dakar au volant d'un Range Rover.

" Je me suis aligné au départ du 1er Dakar avec Raynald mon fils qui avait alors 18 ans. A Tamanrasset j'étais toujours en tête. C'est là qu'il y a eu un gros diffèrent avec Sabine... tout le monde a fait une erreur de parcours et j'ai ramené une soixantaine d'équipages complètement perdus le soir au bivouac, en convoi. Sabine n'a pas supporté! Il y a eu des mots et Sabine ma  sorti du rallye... j'ai terminé l'épreuve jusqu'a Dakar hors course".

L'année suivante Sabine l'invite gratis à prendre le départ...mais Jacky refuse. " Je me suis alors tourné vers la Transafricaine lancée par Jean-Claude Bertrand". Il empochera la victoire sans coup férir!. J'ai fais le Bandama et dans la foulée le premier Abidjan-Nice, toujours sur Range Rover. "C'était en 76. La course était épuisante; le soir au bivouac il n'y avait aucun récenfort, pas de nourriture, on mangeait des produits liquides, ceux qu'on donne aux malades. Heureusement dans certaines régions on allait dans les oasis, dans les petits villages et on achetait le pain qui état à vendre dans les boutiques. C'etait franchement l'époque du chacun pour soi!

Il y avait des problèmes d'intendance et la mécanique. Parfois on a bien un peu connu l'enfer; le pire c'était pour les pneumatiques, on était tellement chargé qu'on avait que deux roues de secours. Je suis toujours parti avec des pneus de camionnettes aux flancs renforcés, on crevait un peu moins. Pour arriver il fallait le compromis idéal entre le poids, les bons pneumatiques et le pilotage adapté. Le véhicule consommait en moyenne 25 à 30 l aux 100 kilomètres, dans les sables du Ténéré, on montait à 70l".  Il faut croire que Jacky avait résolu la quadrature du cercle puisqu'il gagnera donc ce premier Abidjan-Nice. "Il fallait une bonne voiture certes mais surtout être résistant, être costaud; tenir le volant et assurer pendant 12 à 14 heures d'affilé...au bout de quelques jours de course ça use !".

Un soupçon de nostalgie...

Trente ans plus tard, Jacky revient donc sur le terrain de ses exploits avec Raynald qui compte une quinzaine de Dakar à son actif, toujours en assistance, pour Nissan, pour Mitsubishi. " Pour faire la course il faut des sous et aussi bien mon fils que moi on ne sait pas bien se vendre !". Au départ de Lomé, le père et le fils seront à bord d'un Land Rover, un de ces véhicules qui ont gagné leur titres de noblesse sur les Camel Trophy d'antan. "Le châssis est un ancien Camel et la caisse est un Discovery; le tout est en cours de montage, je crois qu'on va partir dans de bonnes conditions. On fait ce Côte-Côte pour se faire plaisir, pour retouver l'esprit des premières courses africianes, retrouver d'anciens copains. Avec Raynald on alternera au volant...mais on fera tout pour gagner".

Jacky, un brin nostalgique, n'a pas changé...les lauriers à plus de 70 printemps lui iraient encore bien autour du cou !

 

Last Updated ( lundi, 16 octobre 2006 )
 
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Certaines photos ont été réalisées par Claude TAVERNIER pour Jean Claude BERTRAND