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Vous avez dit Mondialisation |
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Nous sommes à Nara une petite ville du Malie ou, pour mieux dire, un gros village, à proximité de la frontière Mauritanienne.
Pour y arriver, des heures de piste, pour en repartir encore des heures de piste.
Aujourd'hui, c'est jour de marché et dans cette ambiance brûlante et grouillante, typique des villes du Sahel, tous les participants du Rallye Côte-Côte errent de ci et de là, qui à la recherche d'essence, qui d'une officine pour changer leurs CFA en Ouguiyas (la monnaie Mauritanienne), qui à se procurer un bout de pain, et, tous, à étancher une soif de 40°C.
Dans un coin reculé de la ville, je découvre un humble petit troquet, tranquille omme tout, pas trop frais, certes mais accueillant (serveuse pas causante mais mignonne !). A une table deux jeunes Maliens discutent devant une mière. On s'échange les politesses d'uage :"Bonjour, ça va bien? Ca va, ça va..."
L'un des deux parle un français parfait ce qui n'est pas rare au Mali mais à Nara!... On cause. Il travaille pour une ONG et vit ici, 11 mois par an et le douzième, il le passe en Bretagne, à Quimperlé exactement.
Ce garçon à l'air au courant de tout ce qui se passe dans le monde et en particulier de tous les détails des diverses campagnes éléctorale en France. On échange des idées et on parle à bâton rompu de la Bretagne, du Mans où il est passé, de Menilmantant et de Montrouge où il a habité.
J'ai absolument l'impréssion de parler avec mon voisin de camping ou de chambre d'hôtel dans une petite station du littoral français.
Mais nous sommes à Nara, une ville perdue dans la brousse du Nord Ouest du Mali, à quelques 6 000 kilomètres de Paris (ou de Quimperlé).
Si ce n'est pas cela aussi, la Mondialisation. Cela y ressemble beaucoup
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