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Au menu ce soir-là ? « Des haricots verts et des brochettes raconte Patrick Tambay. Puis du poulet-bicyclette… ». Du poulet-bicyclette ? lui demandons-nous. « Il s’agit d’un poulet très maigre aux cuisses et aux mollets très musclés, parce qu’il a beaucoup couru, mais on va se régaler ». Et il en rit encore. L’équipe de reconnaissances (3 voitures et 6 hommes comme lors de la première partie au Maroc et en Mauritanie) s’était posée ce soir-là à Koudougou (à 200 km à l’ouest de Ouagadougou la capitale du Burkina Faso). « Une halte nécessaire après avoir connu quelques soucis mécaniques avec la CX de 1983. Une panne d’alternateur… ».
Mais les magiciens locaux, avec beaucoup d’ingéniosité, dans une “mécanique de brousse » ont réparé. Et la Citroën a été encore si bien “maraboutée“ qu’elle est repartie. « Mais on a fait une petite séance à la ficelle ». Qui n’a pas été tiré par une voiture amie, sur une course africaine, n’a pas “fait“ l’Afrique. Preuve s’il est qu’il faut quand même une voiture bien préparée… Depuis le 5 janvier, les reconnaissances ont rencontré un autre type de terrain. Après les pierres et le sable, c’est un autre paysage qui est offert à leur gourmandise des yeux « Tout est différent en Afrique Noire. Les pistes sont plus étroites. La végétation est différente ». Si vous suivez le Dakar à la télé, pour la deuxième semaine de course, c’est sensiblement la même topographie depuis la sortie de la Mauritanie " A la différence notable qu’on n’empruntera pas les mêmes pistes" explique Patrick Tambay " a un poste-frontière entre le Mali et le Burkina Faso, les douaniers nous ont dit qu’il y avait seulement quelques voitures qui étaient passées par là depuis le 1er janvier" Ce sont donc des difficultés nouvelles, sur des sites un peu plus “urbanisés“ (façon de parler…) qui seront sous les roues des engagés du Côte-Côte Historique. « Il s’agit désormais de savane, de broussailles, d’épineux, très dense aussi en faune. Il faudra encore faire de la navigation, à cause des nombreux changements de direction. Cela exigera aussi du pilotage. Bref, tout ce qu’il faut et tout ce qu’on doit aimer ». Reste un gros travail à effectuer au Burkina Faso « où l’accueil est fantastique », avant le retour sur le Togo : « où Nhat nous promet une étape de toute beauté ». Les baroudeurs seront de retour en France, aux alentours du 22 janvier. D’ici là, ils vous adresseront encore quelques cartes postales… |