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Quand la fonction l’exige, il a la belle soixantaine à l’élégance bien cravatée. Mais cet homme aux vies multiples (même s’il s’en défend) sait enfiler son bleu de chauffe, le ciré du marin, les chaussures de montagnards pour de belles courses sac au dos pour jouer à saute moutons avec les sommets. Bref tous les attributs d’une éternelle jeunesse avide de sensations fortes, pour des aventures au long cours. Il connaît le coût de l’effort, avec des émotions qui n’ont pas de prix. S’il trempe avec une sorte de délectation amusée depuis près de 40 ans dans le grand bain des affaires, il sait aussi habilement nager dans le plaisir de la découverte. Ce sera le cas pour le Côte-Côte Historique « puisqu’il s’agira d’abord d’une aventure humaine et collective auprès d’amis ».
Les trajectoires de Hans U. (U comme Ulrich) Bernhard, par son éducation, sa culture se confondent avec l’austérité du suisse-allemand et la fantaisie du latin. Car ce boulimique d’émotions a bougé dans son existence. Il se déclare « citoyen du monde ». Né, il y a 63 ans, en Suisse à Stans-Nidwald (dans la région de Lucerne), il passe l'essentiel de sa jeunesse et une partie de sa vie professionnelle en Suisse romande. Domicilié en Toscane, il a aussi un pied à Londres pour ses affaires. Il parle Français, Allemand, Anglais « et, bien entendu, je sais aussi commander des spaghettis dans un restaurant de la Péninsule ! ». Pendant une vingtaine d’années, il était comme il dit " actif dans la vente et le marketing dans l’industrie du tabac" avant de “rentrer“ d’abord par nécessité on verra comment, et comme une évidence dans le sponsoring et la communication. Avec ce credo qu’il édicte posément pour lui donner force et vérité « Dans ce métier on est payé pour mettre en valeur les produits et les services de ses partenaires et clients. Pas pour faire sa propre promotion ! " Il s’y colle toutefois, et met de la conviction dans son engagement, en parlant sport, et plus particulièrement de ses expériences dans le domaine de la voile. Dans un pays, la Suisse, qui, étonnamment, aura enfanté tant de prestigieux marins, dévoreurs de grands espaces. À commencer par Pierre Fehlmann « mon copain d’enfance avec lequel j’ai fait les 400 coups ». Dans ce sillage ont suivi les frères Bourgnon, Dominique Wawre, Steve Ravussin, Bernard Stamm et d'autres encore. Sur son bristol de sportif ? Un titre de champion de France sur Soling « c’était en 1968 à La Rochelle, la course était open ». Et d'autres podiums, pudeur oblige, dont il ne décline pas l’importance. Des ronds dans l’eau à bord de dériveurs, de séries olympiques, sur les lacs du pays natal, puis des Transats et des courses au large sur toutes les mers du globe, à commencer par « La Withbread « en 77/78 à bord de “Disque d’Or“, le bateau de Pierre. Un Swan 65 de 20 mètres avec 12 hommes d’équipage. Quatre mois de navigation pour faire le tour du globe par les mers du Sud. Départ depuis Southampton, escale en Afrique du Sud, en Nouvelle-Zélande, au Brésil et retour en Angleterre. « J’étais le navigateur, chargé de tracer la route du voilier et de définir sa position à l'aide du sextant, du soleil, de la lune et des étoiles. Au domaine des communications, nous vivions encore le temps du décryptage de la météo en morse. À l’époque il n’y avait pas de satellites. Les liaisons radio étaient, comment dire, aléatoires. Bref, c’était très folklorique !».
Mais des expériences comme ça, ça vous incite à toujours être droit dans ses bottes. La voile qui le fit entrer dans la com’, comme il dit « Nous n’avions pas l’ombre d’un centime pour promouvoir nos démarches, auprès des populations, et renvoyer l’ascenseur à nos partenaires. Il y a près de trente ans, ce n’était pas évident de communiquer sur un événement dont le public perdait la trace au départ d’une course. On était dans la préhistoire de ce type d'événementiel… ». Pas évident non plus, d’envisager, de programmer une logistique de dépannage, et tous les paramètres inhérents à la course et les interventions multiples à anticiper. Il a donc fallu créer une structure ad-hoc qui n'existait pas alors dans la voile. " C’est ce qui me rappelle le 1er Côte-Côte de Jean-Claude Bertrand. J’ai eu les premiers frissons pour ce rallye à la vue des films tournés lors de ces épopées africaines, parce que j’y retrouvais comme l’ambiance des pontons. Sensiblement le même esprit, la même mentalité, la même atmosphère, avec de la poussière en guise d'embruns. ». Les amis des amis étant des amis, Hans U. Bernhard, dit "Rams" - il connaissait Christian Dervieux, l’inspirateur de l’idée et Patrick Tambay croisé il y a une vingtaine d’années déjà au détour de régates du côté d’Antigua, - était l’homme de la situation. Une descente dare-dare en Toyota 4x4 en compagnie de Christian Dervieux pour rencontrer Jean-Claude Bertrand dans son fief, aux confins de la Côte d'Ivoire et du Ghana, « trois jours d’apéro, de piscine, de délires », et le vieux sage décidé à reprendre la route… « J’ai compris à leur contact, qu’il y avait moyen de prendre du plaisir, parce qu’il y avait un esprit et des communions d’idées ». Et l’homme de communication n’est pas sans mesurer la valeur en termes de relations publiques de Patrick Tambay, « doublé d'un organisateur méticuleux » précise-t-il. A charge donc pour Hans, dans une première phase, de définir les lignes de force de la communication indispensable pour redonner une nouvelle vie au concept du Rallye Côte-Côte Historique. Avec un objectif prioritaire : générer assez d'intérêt pour inciter les amateurs à nous rendre visite sur le site Internet, outil incontournable d'une entreprise contemporaine. Une seconde phase consistera ensuite à mettre en place les divers éléments de la structure de communication liée à l'événement lui-même (teams presse, TV, suivi Internet, etc.) et, le cas échéant, à "renvoyer l'ascenseur" à quelques-uns de nos partenaires.
De quoi rester occupé encore tout au long de cet été !
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