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Départ du Rallye |
| Départ le : 10 Novembre 2008 | | Dans : 0 jours | |
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Portrait
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LE TOGO |
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30-01-2008 |
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Une "flèche" plantée dans l'atlantique
Le Togo, un des plus petits états d'Afrique, est comme une longue lance pointée dans les eaux tumultueuses du golfe du Bénin. Etiré dans le sens sud-nord sur un peu plus de 550 kilomètres, cet état de près de 6 millions d'habitants, ne dépasse pas les 130 bornes dans sa partie la plus large... ce qui fait sur la balance par tout à fait 56 800 Km².
Du cocotier ... au baobab
Un des avantages de cette configuration est que lorsqu'on circule dans le pays en partant des eaux bleues de l'Atlantique pour remonter vers le nord, on franchit plusieurs strates climatiques donc plusieurs types de couvert végétal.
Tout au sud, en bordure de la plage de sable, avec la barre au fond des yeux qui soulève des tonnes d'écume blanche, bien difficile à franchir pour les marins dans leurs frêles esquifs en bois coloré, on est bercé par le vent qui s'amuse dans les branches des cocotiers.
Dès les premiers kilomètres de l'arrière pays, on attaque un relief collinaire boisé, la végétation prend de l'ampleur, avec de belles forêts de tecks monumentaux. En restant proche de la frontière avec le Ghana, on continue à prendre de l'altitude; à hauteur de Kpalimé on est à deux tours de roue du Mont Agou, le sommet du pays qui gratouille les pieds du Bon Dieu du haut de ses 986 mètres. On est au royaume des très grands arbres, ceux qui font la réputation des fôrets tropicales, comme l'Iroko. On est aussi au pays du café.
En remontant toujours plus au nord, lentement le climat change : moins humide, il ne permet plus à une végétation luxuriante de s'épanouir. les reliefs s'estompent à leur tour, on entre dans une grande région de plaines arides, une grande savane où le baobab est roi !
Un Kaléidoscope ethnique
La population togolaise ne date pas d'hier; on a retrouvé en effet des meules et des pierres taillées dans le nord du pays. cette population active a su travailler le fer assez tôt : des traces d'anciens fourneaux et de scories prouvent que l'activité métallurgique existait depuis longtemps dans le centre du pays. Aujourd'hui on sait que les forgerons travaillaient le fer extrait des minerais de la région. Certains hauts fourneaux de 3 à 4 m de hauteur servaient aux Bassari à fabriquer des armes et des outils, une activité soutenue qui a été active jusqu'à l'indépendance du pays, en avril 1960.
Les Bassari, les Tamberma, les Kabye... sont les tribus que l'on retrouve dans les montagnes; des populations qui se sont réfugiées suite aux évènements qui vont totalement déstabiliser l'Afrique noire : la traite des Noirs, l'arrivée des armes à feu et celle des commerçnts arabes qui lentement mais inexorablement vont islamiser les savanes du nord. A l'abri dans ces montagnes à forte densité de végétation, ces tribus vont résister aux razzias.
Dans le nors du pays, les Gourma ont été les premiers à honorer Allah. On les retrouve en compagnie des Kotokoli et des Tyokossi.
Dans le sud enfin, ce sont essentiellement des populations venues du Bénin actuel qui s'installent à proximité de l'océan, à partir du 15è siècle, par vague successives; c'est l'arrivée des Portugais qui mettra un terme à cette immigration.
Et puis il y a les Ewés, installés dans la région de Tado près de Notsé. Pour protéger cette population importante, leur roi Agokoli fit construire autour de Notsé une muraille faite d'argile et de sang. Mais au 17è siècle, les Ewés trop nombreux furent obligés de quitter leur ville et de s'expatrier vers l'ouest en direction de la rive gauche de la Volta.
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Gérard Cluzel |
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03-01-2008 |
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Peugeot, c'est retrouver l'Afrique authentique
Gérard Cluzel comme tous les passionnés d'aventures rêvait d'afrique, l'Afrique profonde ; celle des livres de géographie, celle des contes et des légendes. certes, comme beaucoup de gens il était déjà parti avec des copains, goûter aux sables du désert, en, Tunisie, au Maroc et en Libye. Mais c'est encore l'Afrique du Nord ; pas l'Afrique Noire et ses mystères.
"Depuis 1994 on bourlingue ; c'est passionnant on adore ça... mais je n'avais encore jamais franchi le Sahel et découvert d'autres paysages africains, d'autres cultures, d'autres architectures jusqu'à l'année dernière. J'ai eu l'occasion de faire ce premier rallye Côte-Côte comme pilote du caméraman, Laurent Célarié".
Ca été le coup de foudre ; un coup de foudre partagé avec Gebeviève mon épouse qui a réellement participé à la compétition à bord d'un petit Toyota BJ43. Un équipage féminin qui s'est fort bien tiré d'affaire.
"On a trouvé l'ambiance excellente, alors cette année on a voule repartir, mais moi vraiment en tant que compétituer".
Mais Gérard Cluzel qui connaît bien les voitures,( la carrosserie automibile à Lentillyc dans la région lyonnaise c'est son job) a vulu coller véritablement à l'Afrique et à son passé. Pour un Français, la voiture en Afrique c'est incontournable... c'est une Peugeot. Et d'une deux roues motrices. Comme au bon vieux temps, une époque où les 4x4 tout beau, tout électrique n'existaient pas !
"C'était plus africain de le faire dans ces conditions. j'ai donc cherché pendant longtemps une 504 diesel".
Après des semaines de recherches vaines, Gérard change son fusil d'épaule et opte pour la 505 qui avait empoché les lauriers l'année dernière. c'est une Peugeot, c'est un diesel...l'affaire était dans le sac!
" On l'a refaite de A à Z... elle est comme neuve... et on repart dans cette nouvelle aventure gonflé à bloc... c''est ça je crois coller véritablement à la magie de l'Afrique".
Pour Gérard, c'est donc une nouvelle page qui s'ouvre. L'an dernier, il suivait, était aux ordres du caméraman, cette année il prend le départ pour gagner.
"avoir une telle opportunité de découvrir l'Afrique Noire de l'intérieur c'est une chance inespérée. On est lâché dans la nature... à nous d'aller jusqu'au bout, en jouant le jeu de la compétition, en profitant aussi des pausages, des rencontres fortuites avec les populations. C'est merveilleux".
Niveau compétition c'est une première pour cet amoureux de l'Afrique, mais si l'expérience fait sans doute un peu défaut, l'enthousiasme et le désir de bien faire devrait suffire à s'imposer.
" En plus, en deux roues motrices, on ne doit pas être très nombruex au départ !".
Gérard devait en principe prendre le départ seul dans l'habitacle ; aux dernières nouvelles, il se pourrait qu' ami de Laurent Célarié, se glisse à côté de lui pour tenir le road-book. A confirmer....
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Michel Nanga |
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03-01-2008 |
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Un motard togolais dans la course
Michel Nanga ne sera pas trop dépaysé sur les pistes africaines au départ de Lomé; pour ce motard togolais en effet, l'Afrique c'est son terrain de jeu depuis l'enfance.
Au fil des ans, cet amateur béotien est devenu un motard confirmé qui a roulé sa bosse plusieurs fois sur les pistes tortueuses et rapides du Paris-Dakar. Sa venue dans le Côte-Côte cette année est donc une bonne chose pour tout le monde. Le mélange des amateurs purs et des semi-professionnels authentiques donnera du piment à la comptétition.
De la passion à la compétition
Pour Michel nanga, faire de la moto quand on voit le jour tout là bas au bord du golf de Guinée, c'est un rêve impensable.
"Aujourd'hui je ressens une immense fièrté quand je me retourne vers mes jeunes années ; Quand j'ai mis les fesses sur une selle de moto j'avais 19 ans". Le rêve devenait réalité et force de reconnaître que pour Michel le rêve a dépassé toutes les espérances.
" La moto est devenue ma passion, une passion forte en tant que pilote bien sûr, mais aussi que mécanicien. J'adore ça".
La toute première bécane à avoir joué avec le chrono était une Honda XLR 125 acheté avec la première paye. Très vite les choses s'accélèrent et de la moto passion il passe à la moto compétition ; la logique du sport mécanique le conduit à investir dans une Yamaha YZ 125. " C'était en 1983, une belle occasion".
A partir de 1986, moto et motard forment un binôme efficace et performant qui écume toutes les épreuves inscrites au calendrier de la Fédé Moto du Togo et de la sous-région. En dix ans de courses, l'expérience et le talent personnel le hissent au sommet de la pyramide et juste récompense des choses : en 1997 Michel Nanga obtient son premier titre de Champion du Togo de moto-cross. Un titre qui ne sra pas unique longtemps puisque le bougre récidive en 1998 et 1999.
Le Saint-Bernard de l'Afrique
Mais il fallait aller encore plus haut. Le fait de la gloire pour un motard passionné de pistes c'est bien sûr le Dakar. En 2000, il prend donc le départ.
" C'est un Français résident au Togo, Denis Rozand qui m'a proposé cette aventure. J'avais la fougue, j'avais l"enthousiasme mais l'espérience internationale était un peu aux abonnés absents... j'ai dû abondonner dans la 3è étape entre Kaye et Bamako, suite à un accident".
Résultat des courses : une fracture au poignet droit !
Mais il en faudrait plus pour abattre notre champion et en 2001 on le retrouve sur la ligne de départ... "Mais là-encore j'ai dû abondonner et monter dans le camion balai... des coéquipiers ensablés que j'avais aidés m'ont abondonné dans les dunes de sable! Il n'y avait pas d'autres issues".
La 3è année sera enfin la bonne ; pas de casse,pas de chute dramatique, pas de coéquipiers sans morale... bref Michel Nanga arrive au lac Rose, le saint des saints du Rallye. son 1er ogjectif mondial était atteint.
"en 2003 et 2004 j'ai fais un break avec le souci de réorganiser une équipe africaines et surtout faute de moyens financiers..."
Il avait promis qu'il serait au Dakar 2005... il y était. " Nous avions reconstitué une équipe africaine avec quatre pilotes entièrement équipée par Toni-Togo et dénommée Team Toni-Togo. Il y avait une fille Guadeloupéenne pour qui j'ai joué le porteur d'eau".
L'eau de lac Rose il ne la verra pas, suite à un abandon sur problèmes électriques le veille de la journée de repos entre Zouerat et Atar.
En 2006 ce sera sa 5è participation au Dakar... une participation honorée par une des plus importantes distinctions au Dakar : le trophée Elf Fair-Play... juste récompense pour ce bon samaritain qui avait passé une fois encore pas mal de son temps à depanner les copains.
Michel sera donc avec nous cette année pour une autre course, une autre épreuve... mais nul doute qu'il sera souvent devant... à moins que son sens du fair play le conduise une fois encore à jouer les secouristes des pistes...
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Philippe Monnet |
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31-10-2007 |
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La Cx doit tenir le bon cap
Les skippers de renom ont-ils un faible pour les rallyes historiques ? On peut le supposer.
L'année dernière c'est Marc Pajot qui avait pour un temps abandonner la barre et les océans... Cette année c'est philippe Monnet qui va prendre le départ du Côte-Côte seconde édition.
De vagues en vagues
Tous les inconditionnels du Paris Dakar, rallye de Tunisie et autres courses dans le désert le savent déjà : Philippe n'est pas un béotien des pistes, puisque le marin a navigué avec succès sur les océans de dunes sahariennes aux côtés de Hubert Auriol et de Jean-Louis Schlesser, récoltant des lauriers à Dakar, à Tunis et au Cap notamment.
Ce pro de la vague, pourtant au départ, n'avait rien qui le prédisposait à devenir un jour un baroudeur patenté sur tous les océans de notre petite planète bleue, une référence dans le petit monde fermé des marins au long cours.
C'est à la Clusaz, en effet, que Philippe voit le jour en 1959. Son premier élément naturel est donc la poudreuse et ses premiers exploits, ses premières sensations fortes sont sur la glisse.
" J'ai commencé par le ski acrobatique, le ski artistique"... puis suivant les pentes du pionner Sylvain Saudan, Philippe se glisse dans les couloirs à plus de 60 °, dans les Alpes...
Des trucs qui donnent le vertige, qui n'admettent aucune erreur. Bref des passages pentus où on n'irait même pas à pied si le terrain était sec !
A près le ski, Philippe s'essaye au moto-cross puis à l'équitation. Ce qui le conduit tout naturellement en équipe de France de Jumping dans les années 70.
Et puis un jour un homme va changer le cap de sa vie, un individu qui va lui ouvrir d'autres horizons : Patric Tabarly.
" Ensemble nous avons effectué une jolie ballade en 1984 : Québec... Saint-Malo".
Le virus de la voile venait de pénétrer, il n'en ressortira plus jamais!
Les exploits sur toutes les mers du globe vont alors se succéder avec une régularité de métronome; Philippe n'aime pas perdre et faire la nique au chronomètre, ça lui titille le cortex. Alors les coupes, les récompenses, les titres s'entassent dans son nouvel univers : Cannes.
En 1988 il bat le record du tour du monde en solitaire... en 89 il établit, toujours en solitaire, un nouveau record sur la liaison New-York... San Francisco à bord d'un multicoque. En 90, dans les mêmes conditions, il réalise un nouvel exploit sur la mythique route du thé entre Hong-Kong et Londres. En 1998 il finit 6è en monocoque de la Route du Rhum et pour l'an 2000 il établit un nouveau temps pour le tour du monde sans escale... à l'envers.
Collectionneur et instigateur
De la mer au désert... il n'y a pas eu de gros changements dans la façon de participer. Pour Philippe l'essentiel est de gagner !
Alors quand Hubert Auriol ou Jean-Louis Sclesser lui proposent de monter dans un baquet de petits bolides spécialement préparés pour les courses dans le désert, le marin ne dit pas non !
"En fait j'ai toujours été attiré par les voitures, les motos, les sports mécaniques... et plus spécialement les engins d'un autre âge... les vieilles gloires. D'une façon générale, sans être un vrai historien je n'ai pas fait d'études dans ce domaine, j'aime l'histoire, j'aime découvrir ce qui s'est passé dans tel ou tel pays ; comment ont vécu ici et là les peuples autrefois.
Je suis très attiré par l'Afrique, j'ai d'ailleurs habité à Dakar, en Afrique du Sud ; je crois avoir traversé ce continent noir qui fait rêver un peu dans tous les sens. Je connais très bien le centre, le sud, peut-être moins bien la côte occidentale".
Ce goût de l'histoire et des sports mécaniques ont donc débouché tout naturellement sur la collection de belles anciennes.
"Je collectionne depuis l'âge de 18 ans ; j'ai une quarantaine de vieilles voitures chez moi ; ça va de la 4CV à la Bentley. J'ai aussi une Aronde Grand Large qui me tient à coeur.
Mais il n'y a pas que les voitures, les bateaux d'un autre âge me donnent qussi beaucoup d'émotions ; j'en ai quelques-uns en bois qui ont beaucoup d'allure".
Au volant de ces belles anciennes, Philippe a participé au Tour de France Historique. " Bien installé sur le siège d'une AC Cobra on se régale véritablement. J'ai aussi monté, il y a une trentaine d'années, es premières Régates Royales à Cannes... j'en suis assez fier, puisque depuis, les courses de vieux gréements en Europe se multiplient et attirent chaque fois un peu plus de monde, des vrais amateurs et des curieux.
Au volant de la Cx... comme un pionner !
Pour Philippe Monnet participer est une chose...mais ouvrir de nouvelles voies, de nouveaux itinéraires comme le New-York... San Francisco ; rouler, naviguer sur les traces des grands anciens est le moteur qui véritablement le pousse vers l'exploit.
"Faire la route du thé en bateau... remonter la route des épices, celle de Marco Polo lors du Paris Moscou Pekin en 4x4 ce sont des évènements qui collent de près à ma passion de l'histoire. On retrouve dans ces moments là, des moments forts, ceux de la compétition bien sûr, mais aussi ceux des découvertes, de l'aventure. J'aime jouer les pionners, les défricheurs.
C'est ce qui m'attire dans le Côte-Côte. il y a des pays comme le Togo que je ne connais pas et puis ce type dépreuve nouveau doit trouver au fil des années son rythme de croisière... il faut lui donner de la matière, il faut le fortifier. J'aurai la sensation de participer presque, à une création. c'est excitant".
"Mais je n'ai jamais rencontré Jean-Claude Bertrand ; ce devait être un type plein d'idées, un peu farfelu peut-être mais un fou génial".
Au départ de cette seconde édition, Philippe s'élancera de Lomé au volant de la fameuse Cx blanche...
" Je ne sais pas encore qui sera mon co-pilote mais peu importe, l'aventure sera belle et puis partir d'afrique pour arriver à saint-Tropez, je trouve ça formidable".
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René Latil ou les bivouacs de rêve ! |
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26-07-2007 |
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Monsieur René Latil est une des figures incontournables de l'aventure africaine. Avec son look à la Lino Ventura, l'homme qui file allègrement vers une retraite heureuse, connaît sans doute toutes les routes, toutes les pistes et tous les chemins qui conduisent aujourd'hui à Ouagadougou, son port d'attache depuis une vingtaine d'année.
Le cascadeur de Manosque
René Latil n'aurait sans doute jamais pu faire carrière derrière un bureau dans une quelconque administration. L'homme au bel accent chantant du Lubéron a trop d'énergie à dépenser.
Alors, beaucoup plus jeune, passionné de voitures, de cinéma et un brin casse-cou... c'est tout naturellement qu'il entre dans le grand barnum des cascades cinématographiques. Ses maîtres son entrés au panthéon de la doublure : Gil Delamare, Remy Julienne... René traîne alors ses valises tout autour du monde, là où il faut pendant quelques secondes risquer sa vie, pour que plus tard, le spectateur installé dans le noir ait le souffle coupé, et les mains moites...
Près de vingt ans à donner la chair de poule devant les caméras, près de vingt ans à se faire peur, des Etats-Unis au Japon... de la vieille Europe à l'Afrique.
Mais à la maison il y avait Josy et les enfants qui attendaient, comme on attend le retour du marin... en priant pour qu'il revienne vraiment !
Il fallait peut-être mettre le mot fin au générique de cette existence de baroudeur de l'impossible ; entre la passion et la raison il fallait choisir. René posera définitivement les valises de la cascade... pour se lancer dans une aventure : celle de l'Afrique.
il n'était en effet pas question que l'homme, de retour au pays, installe des nains de jardins devant sa maison qui lézarde au soleil des environs de Manosque. René n'était pas prêt à jouer les retraités qui entre deux parties de cartes avec les copains... regardent rougir leurs tomates.
Il fallait que ça bouge !
La mode est alors aux descentes en Afrique Noire via le Sahara ; la région n'est pas encore minée... rené se lance dans ces expéditions désertiques, jusqu'au jour où le virus le pique véritablement et l'homme de Manosque décide de s'installer en afrique. La dernuère descente se fait en famille, tout le monde serré un peu dans la voiture qui les dépose à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, Pays des Hommes Intègres.
Une nouvelle vie commence pour la Latil Family.
Depuis plus de vingt ans aujourd'hui, rené, Josy et leur fille participent à l'économie du pays, dans un domaine où il y avait alors tout à faire : l'hôtellerie et la restauration de qualité.
Pour cette seconde tranche de vie, René et sa bande s'installent au Campement Hôtel Ok'Inn, à quelques tours de roue de 4x4 du centre ville ; l'endroit est calme, le parc est grand et la piscine plutôt sympa. très vite l'enthousiasme et la rigeur dans le travail vont faire des merveilles ; on vient de tous les quartiers de Ouaga' déguster le Capitaine du Chef...
Les réceptions et les repas d'affaire se multiplient. Mais René a la bougeotte, il y a sûrement d'autres choses à faire dans cette partie d'Afrique.
La mécanique c'était son truc, il y revient par le biais des camions tout-terrain, des 4x4 ; le tourisme en Afrique et en plein essor, un tourisme qui recherche l'authentique, le vrai... les nuits dans le sahel, les bivouac sous les étoiles, la vie à la "dure" pour quelques jours.
René investit alors et sa logistique permet de faire face à toutes les demandes : celles du Tour du Faso cycliste, un tour de france à l'africaine pendant lequel il nourrit et héberge toute la caravanne... celle des Ecoles du Désert de Cora, où pendant huit jours il nourrit et héberge les 150 personnes dont 75 enfants qui découvrent l'Afrique en dotant en matériel scolaire les écoles les plus démunies... Et l'année dernière pour la première fois celle des concurrents et l'orgnisation du Rallye Cîôte-Côte Historique.
Tous ceux qui ont gouté à ses bivouacs en redemandent ; René est un magisin, passé maître dans l'art de transformer vos nuits à la belle en nuit de rêve.
Avec toute son équipe, il sera une nouvelle fois de la fête lors du passage du Rallye 2008 au Burkina Faso... On l'attend avec impatience !
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