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Général Gnofame Zoumaro Print E-mail
mardi, 24 juillet 2007
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"Prêt pour un bout de Côte-Côte en Chevrolet"

Vous n'aurez sans doute jamais l'occasion de voir le Général Gbofame à la tête d'une armée conduire une charge héroïque, l'homme a passé l'âge de jouer au petit soldat. Par contre si vous êtes adepte des sports mécaniques, là vous avez toutes vos chances !

Star chez Mercedes !
Assis derrière son bureau de Président du Comité Olympique Togolais à Lomé, un grand sourire aux lèvres, le Général avoue quelques faiblesses pour un joli bruit de moteur !
"J'ai commencé dans l'armée très très jeune comme enfant de troupe; ce qui m'attirait c'était la mécanique, c'est d'ailleurs mon métier à l'origine".
Au fil des années, l'homme a pris du galon mais n'a jamais renoncé à ses premiers amours.
" C'est moi qui essayais tous les véhicules de l'armée sur un terrain de moto cross".
Sa renommée a alors dépassé les frontières du pays et même du continent africain puisque Mercedes fait appel à ses talents au volant.
"Je suis allé à ,Baden Baden, avec les allemenads nous avons tourné quelques films sur leurs produits; ils ont aussi beaucoup filmé au Togo sur nos pistes, dans notre décor tropical, avec des passagers souvent sympas, des traversées de rivières, en forêts...".
Aujourd'hui, le Général n'a peut-être plus l'âge de jouer les vedettes au cinéma, par contre sa passion pour la mécanique et son coup de volant n'ont pas pris une ride.
"je fais toujours des démonstrations, de franchissement notamment, ça amuse beaucoup les gens !"

Un bout de Côte-Côte en Chevrolet
L'an dernier, tous les concurrents du premier Côte-Côte ont eu la chance de faire sa connaissance; de faire un brin de causette avec cet homme plein d'humour et d'apprécier ses connaissances mécaniques adaptées au terrain. Il était là sur la ligne de départ en tant que sportif, mais aussi de passionné de 4x4 et d'aventure motorisée.
" Je n'ai fais que les 100 premiers kilomètres avec une petite Jeep, débarquée en Normandie pendant la seconde guerre mondiale. Cette année je serai encore là mais au volant d'un Chevrolet. C'est un véhicule qui a de l'allure, qui en impose mais ce n'est franchement pas terrible, pas très fiable, même si c'est effectivement plus souple et plus confortable que ces bonnes vieilles Jeep".
Le Général envisage de suivre la caravanne jusqu'au fleuve Niger, une belle expédition en notre compagnie qui va l'amener à faire quelques travaux sur sa petite auto.
"Je vais installer un double réservoir d'essence sinon avec la consommation du Chevrolet, vous allez vite me laisser en plan sur le bord de la piste !.
Il faut aussi que je touve quelques sponsors pour financer mon expédition".
Au delà du Côte-Côte, le Général aimerait bien que dans son pays, les sports mécaniques prennent enfin leur envol. Certes la pratique est coûteuse, mais il y a sûrement des gens, togolais ou expatriés qui pourraient se lancer dans cette aventure.
"Il faut créer chez nous une vraie Fédération des Sports Mécaniques... Mathieu Aquereburu notre star nationale en serait le Président et moi je serais conseiller... je ne sais rien faire d'autres !".
Le Général a de l'humour, c'est aussi un poète à ses heures...
" Un moteur qui tourne rond, ça s'écoute, ça se déguste comme un morceau de musique, les yeux fermés...".




 

 
Adrien...le bonheur est dans le nord Print E-mail
mercredi, 18 juillet 2007
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Adrien est un artiste, un vrai, sensible aux lignes, aux volumes, aux couleurs...alors, quand il y a 42 ans il découvre la beauté de la savane, là-haut du côté de Dapaong dans le nord du Togo, c'est le coup de foudre. le parisien quittera la capitale pour s'enraciner dans cette terre qui le fascine.
"Je suis venu ici en tant qu'enseignant, j'arrivais d'Afrique du Nord, j'étais institutuer chez les Pères Blancs."
Ici au Togo c'est en tant que prof de math au petit séminaire qu'il officie. Il enseignera quatre années scolaires et, un peu las du job, il rend ses craies et ses équations et reprend ses études, nouvelle orientation : le bâtiment et les travaux Publics.
"Je voulais une vie différente, celle du bâtiment devait me convenir; les routes, les pistes, les constructions, c'était du concret".
Au début c'est le vrai bonheur, l'adaptation n'est pas difficile et le métier répond bien a ses attentes. le bâtiment va... alors tout va bien!
"Et puis on a eu progressivement des problèmes de main d'oeuvre quand les hommes sont partis, ce vaste mouvement d'émigration a été dur à digérer professionnellement".

La savane est envoûtante
Aujourd'hui, à 65 ans, Adrien qui avoue ne pas revenir très très souvent en France connaît le Togo comme sa poche.
"Je connais toutes les pistes du nord, je vais partout, il m'arrive parfois de ne pas descendre à Lomé pendant quatre ans.
Le nord, c'est un choix que j'ai fais en 1970, en quittant l'enseignement. un choix climatique, un choix de populations. je suis parfaitement intégré au milieu de tous ces gens qui ne vivent pas comme ici dans la capitale. je n'ai jamais eu le moindre problème dans le nord. la main d'oeuvre est différente et surtout le client est différent! Il y a pas mal d'ethnies mais les contacts sont faciles, et puis j'ai un métier qui vous met directement en contact avec la population, des agriculteurs, qui m'a bien adopté. Je n'ai jamais ressenti du racisme.
Et puis il y a la savane, celle de la région de Dapaong est unique... de 16h30 à 18h, c'est toute la gamme des lumières qui défile devant vous, qui caresse puis embrase les paysages.
J'aime la peinture alors je suis très sensible à cette féerie de la nature.
Ce ne sont pas des paysages majestueux, impréssionnants, c'est au contraire tout dans les nuances, c'est beau!".

Le campement : une oasis dans la savane
Dapaong depuis l'indépendance il y a presque 50 ans n'a pas changé; la brousse est restée telle quelle, belle, envoûtante. c'est un mode de vie traditionnelle qui ne peut qu'évoluer très lentement.
"Par contre il y a une nouvelle génération qui pointe son nez, des jeunes qui s'éveillent au 21è siècle; les choses changent un peu dans l'habillement, dans les coiffures, dans les attentes. Pour le moment ça bouge dans le bon sens, ils veuent aller plus loin que Papa et Maman... le fossé est en train de se creuser entre les générations, entre les couches sociales".
Aujourd'hui Adrien a ouvert un campement, à deux tours de roue de 4x4 de Dapaong.
'Il y a 23 ans, il n'y avait qu'un seul campement dans la région, j'ai voulu le reprendre, je l'ai gardé et j'en ai fais une petite oasis, avec un jet d'eau. depuis toujours j'aime ce campement qui correspond bien à mes deux passions, la poésie et le voyage".

 
Mathieu Aquereburu Print E-mail
mercredi, 18 juillet 2007
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Savoir anticiper pour aller vite

A 51 ans Mathieu n'est plus un béotien des sports mécaniques. passionné de moto, il a déjà cinq Dakar à son actif... jamais sur le podium, mais parfois à l'arrivée avec un rab' de bonheur au lendemain de l'arrivée au Sénégal... C'est peut-être le seul motard qui rentre chez lui sur sa bécane... Dakar-Lomé, un beau morceau de bravoure. Mais quand on aime, on ne compte plus les kilomètres!

Débrouillard et bricoleur
Pour ce professionnel de l'audio et de la vidéo, les sports mécaniques ont toujours été un dérivatif exaltant, un jeu qui détend et le corps et l'esprit.
" En France j'ai participé à des petits rallyes, au volant de Gordini. Mais j'aI commencé par la moto en 83-84; on avait lancé à l'époque le 1er Togo Moto Club. Après avec des amis, on a crée l'Auto Club".
Aujourd'hui le moto club compte une trentaine d'adhérents, les autos font un peu bande à part.
L'an dernier mathieu, co-piloté par Eric Hunt s'est aligné au départ du premier rallye Côte-Côte, au volant d'une 504 diesel togolaise, préparée au Togo.
" Chez nous, en Afrique, les sports mécaniques sont tout de même accessibles, il y a beaucoup de voitures d'occasion et des pièces détachées pas trop chères, mais il faut être débrouillards et savoir faire beaucoup de choses soi-même, si on confie la voiture à un garagiste il ne faut pas le quitter des yeux et surtout être là pour les finitions!"
L'an dernier c'était donc une 504 qui aait participé au rallye.
" le moteur n'avait pas été changé, j'avais simplement mis des boudins plus costauds, renforcé les amortissuers; je crois que sur nos pistes, quand on veut aller un peu plus vite, il faut s'intéresser à tout ce qui est susceptible de casser, les parties qui se plient, la barre de direction...".
Mais en Togolais habitué aux pistes, Mathieu n'a pas eu de forcer beaucoup son talent pour l'emporter dans sa catégorie deux roues motrices : bonne connaissance du véhicule, bonne connaissance du terrain, anticipation...
"Chez nous, c'est tous les jours qu'on fait des spéciales! j'ai un peu le pied lourd, j'allume un peu mais je sais surtout par où et comment passer sur les pistes défoncées, là où il y a des trous".

Une voiture hors catalogue!
Pour 2008, Mathieu, qui se relance dans l'aventure, est en train de préparer un véhicule hors norme, jamais inscrit sur aucun catalogue de constructeur digne de ce nom!
" Je prépare un truc qui devrait avancer. j'ai acheté un Toyota Hi-lux, je garde le moteur et le châssis. En dessous je mets un Mercedes, version militaire. Pour rendre compatible les deux c'est tout un travail, mais le Toy' tape un peu, le Mercedes est plus souple, il est équipé de ressorts.
Maintenant il me reste à découper la cabine pour l'allonger de 20 cm, je voudrais ensuite raccourcir la benne, je fais ça avec des copains qui maîtrisent bien la situation".
Si tout se passe bien, ce véhicule hybride sera opérationnel d'ici un mois, après il faudra le tester et voir où ça fait mal!
En février prochain, tout devrait être au point, Mathieu reprendra le départ du Côte-Côte dans une autre catégorie, avec à ses côtés un ami qui vit en Norvège : Dan Hansen Ahodikp.
"Il bosse actuellement en mer du Nord sur une plate-forme pétrolière. Ca va le changer un peu, mais je crois qu'il est très fort en navigation!".
Entre temps athieu doit trouver un budget...





 

 
Bernardin Djatoz Print E-mail
mercredi, 18 juillet 2007
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Le Togo attend beaucoup du Rallye

Bernardin c'est un peu Monsieur Sports à Lomé, au Togo. Cet ancien prof de gym aujourd'hui à la retraite, en effet, cumule avec bonne humeur, les titres et les responsabilités.
Hier, il fut champion du Togo en athlétisme, étoile filante sur 100 et 200 mètres. Aujourd'hui il est arbitre international de basket-ball... Président de la fédération togolaise de Handy Sport...membre de la confédération africaine des sports pour personnes handicapées... Président de la commission Handy Basket Ball de la fédération togolaise de basket... Directeur sportif du comité olympique togolais... mais aussi et c'est là la chose intéressante pour le rallye Côte-Côte : Secrétaire du Togo Moto Club... même si aujourd'hui l'homme avoue dans un grand éclat de rire ne plus monter du tout sur une moto§

La fête est passée trop vite !

La rencontre avec Christian Dervieux est récente.
"C'est quand il a voulu organiser son rallye qu'il est venu au Togo, nous nous sommes rencontrés et tout naturellement le courant est passé entre nous".
Pour la première édition, Bernardin s'est attaché à simplifier le travail des organisateurs essentiellement au niveau administratif. Nos anciennes colonies ont hérité de notre passage un sens de l'administration poussé à sa plus infinie complexité!
" J'ai surtout facilité les entrevues avec les différents ministres concernés par une épreuve comme le Côte-Côte, on a pu ainsi accélérer les prises de décisions. Le dossier est remonté jusqu'à la Présidence qui a voulu que ce rallye ait un écho très favorable dans tous le pays et dans toute la population".
Effectivement tous les participants à la première édition ont été enthousiasmés par l'accueil des togolais, tant en ville, à Lomé que dans l'intérieur du pays, dans la traversée des petits villages égremés le long de la piste.
" Mais hélas une journée ça a été bien court; le rallye s'est élancé très tôt le matin depuis Lomé et il est passé trop vite chez nous, on n'a pas eu le temps d'en profiter pleinement, les gens n'ont pas pu le vivre pleinement et faire la fête comme on sait le faire chez nous pour les grandes occasions. Je crois que les Togolais aiment le sensationnel, l'exaltant, la nouveauté et l'annonce du rallye qui dans leur esprit rappelait un peu le Paris Dakar les avait excités".

Tout le pays va se mobiliser
2007 est mort ... vive 2008!
Bernardin se prépare pour qu'enfin la fête soit totale, puisque le rallye restera deux jours au Togo.
"Je vais proposer d'organiser chez nous une grande conférence de presse qui réunira presse écrite, radios et télévisions. Il faut que tout le pays soit sensibilisé à l'événement; il faut que  le Côte-Côte prenne une nouvelle dimension au Togo. Il serait bien que le pays se sente encore plus concerné que notre pays ait quatre ou cinq équipages en compétition, ça paraît aujourd'hui possible même si on sait bien que le sport mécanique coûte cher et que notre pays est pauvre. Mais les expatriés pourraient jouer le jeu, ce sont pour nous toujours des équipages togolais!".
Les gens s'étaient déplacés l'an dernier, ils devraient être encore plus nombreux cette année surtout si Bernardin fait sonner toutes les trompettes médiatiques du pays.
" Je suis très confiant".
Et puis tout le monde sait en haut lieu que le chef de l'état attend beaucoup de ce rallye, de cette seconde édition.
"Il devrait être encore plus actif que l'an dernier, nous aider encore plus".

 
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