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Christian Dervieux : " La Boucle Africaine sera un grand succès " Print E-mail
lundi, 03 mars 2008
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 Christian Dervieux est un passionné de rallye et… de l’Afrique. Le chef de l'expédition rallye Côte Côte Historique prépare actuellement La Boucle Africaine ; ce rallye nouvelle formule qui partira du Togo le 10 novembre pour y retourner le 21 novembre. Christian Dervieux revient sur les raisons qui ont motivé le report de l'épreuve préalablement prévue entre Lomé et St Tropez du 9 au 21 février dernier et les contours de la nouvelle expédition typiquement africaine qui relève son souci de promouvoir l’Afrique et ses richesses." Je ne fais pas le rallye pour les retombées financières que je pourrais y gagner. Je le fais pour la passion et pour l'amour que j'ai pour l'Afrique : il s'agit pour moi de présenter l’Afrique sous un autre aspect ; celui qu'on ne présente pas souvent ", martelait-il.

Pourquoi avoir reporté le rallye Côte Côte sur le mois de novembre prochain ?


Christian Dervieux : Je l'ai reporté pour une raison très simple qui était une raison de sécurité des concurrents et de toute l'équipe d'organisation. Il se trouve que malheureusement fin décembre dernier,  il s'est produit des événements en Mauritanie qui ont fait qu'il y a eu de réelles inquiétudes sur l'organisation des épreuves sportives dans ce pays et que l'un des rôles  d'organisateur  d'une épreuve sportive c'est de garantir la sécurité des concurrents. Donc j'ai décidé d’annuler ce rallye qui, malheureusement ne pouvait passer qu'en Mauritanie dans son édition de février et cela m'a donné l'opportunité de rebondir sur un événement qui me tenait à cœur depuis un temps que j'appelle le Côte Côte, La Boucle Africaine.
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Interview de Mathieu Aquereburu Print E-mail
vendredi, 22 février 2008
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Aquereburu : « Le nouveau tracé favorise les sponsors locaux »

Seul Togolais au départ du Rallye Côte Côte 2007 et 7e au classement général, Mathieu Aquereburu sera encore au départ en novembre prochain pour l’édition 2008 dont l’itinéraire a été modifié pour rester en Afrique. Les concurrents partiront de Lomé pour y revenir après avoir traversé le Burkina, le Mali et le Bénin.

Aquereburu avoue tout de même que le report de la course a été un coup dur pour tous les concurrents. « Pas évident car nos sponsors sont un peu déçus ».

« Ce rallye est un événement unique en son genre car l’organisation a tout prévu : une équipe médicale, des voitures d’assistance, un hélicoptère présent sur tout le trajet pour les cas de besoin », ajoute Mathieu.

Pour lui, l’édition 2008 permettra aux concurrents européens et africains de découvrir le Togo profond, notamment les sites touristiques.

On annonce déjà la participation de 35 à 40 Européens à cette « Boucle africaine ».

Préalablement prévu du 9 au 21 février, le rallye « Côte-Côte » qui devait quitter Lomé pour St.Tropez dans le sud de la France a été reporté sine die à la suite des menaces terroristes qui planaient sur la Mauritanie et qui ont contraint à l’annulation du célèbre « Paris-Dakar ».

L’organisateur du « Côte-Côte »,  Christian Dervieux, a préféré lui aussi annuler la course par sécurité.

Mathieu Aquereburu prendra le départ le 10 novembre prochain au volant d’une Mercedes 4x4 série G avec un copilote togolais, Daniel Ahodikpè qui évolue dans le sport mécanique en Norvège.

Publié le 22 février 2008 sur le sire de la République du Togo

 
LE TOGO Print E-mail
mercredi, 30 janvier 2008
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Une "flèche" plantée dans l'atlantique

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Le Togo, un des plus petits états d'Afrique, est comme une longue lance pointée dans les eaux tumultueuses du golfe du Bénin. Etiré dans le sens sud-nord sur un peu plus de 550 kilomètres, cet état de près de 6 millions d'habitants, ne dépasse pas les 130 bornes dans sa partie la plus large... ce qui fait sur la balance par tout à fait 56 800 Km².

 




Du cocotier ... au baobab
Un des avantages de cette configuration est que lorsqu'on circule dans le pays en partant des eaux bleues de l'Atlantique pour remonter vers le nord, on franchit plusieurs strates climatiques donc plusieurs types de couvert végétal.

Tout au sud, en bordure de la plage de sable, avec la barre au fond des yeux qui soulève des tonnes d'écume blanche, bien difficile à franchir pour les marins dans leurs frêles esquifs en bois coloré, on est bercé par le vent qui s'amuse dans les branches des cocotiers.
Dès les premiers kilomètres de l'arrière pays, on attaque un relief collinaire boisé, la végétation prend de l'ampleur, avec de belles forêts de tecks monumentaux. En restant proche de la frontière avec le Ghana, on continue à prendre de l'altitude; à hauteur de Kpalimé on est à deux tours de roue du Mont Agou, le sommet du pays qui gratouille les pieds du Bon Dieu du haut de ses 986 mètres. On est au royaume des très grands arbres, ceux qui font la réputation des fôrets tropicales, comme l'Iroko. On est aussi au pays du café.
En remontant toujours plus au nord, lentement le climat change : moins humide, il ne permet plus à une végétation luxuriante de s'épanouir. les reliefs s'estompent à leur tour, on entre dans une grande région de plaines arides, une grande savane où le baobab est roi !

Un Kaléidoscope ethnique
La population togolaise ne date pas d'hier; on a retrouvé en effet des meules et des pierres taillées dans le nord du pays. cette population active a su travailler le fer assez tôt : des traces d'anciens fourneaux et de scories prouvent que l'activité métallurgique existait depuis longtemps dans le centre du pays. Aujourd'hui on sait que les forgerons travaillaient le fer extrait des minerais de la région.
Certains hauts fourneaux de 3 à 4 m de hauteur servaient aux Bassari à fabriquer des armes et des outils, une activité soutenue qui a été active jusqu'à l'indépendance du pays, en avril 1960.
Les Bassari, les Tamberma, les Kabye... sont les tribus que l'on retrouve dans les montagnes; des populations qui se sont réfugiées suite aux évènements qui vont totalement déstabiliser l'Afrique noire : la traite des Noirs, l'arrivée des armes à feu et celle des commerçnts arabes qui lentement mais inexorablement vont islamiser les savanes du nord. A l'abri dans ces montagnes à forte densité de végétation, ces tribus vont résister aux razzias.
Dans le nors du pays, les Gourma ont été les premiers à honorer Allah. On les retrouve en compagnie des Kotokoli et des Tyokossi.
Dans le sud enfin, ce sont essentiellement des populations venues du Bénin actuel qui s'installent à proximité de l'océan, à partir du 15è siècle, par vague successives; c'est l'arrivée des Portugais qui mettra un terme à cette immigration.
Et puis il y a les Ewés, installés dans la région de Tado près de Notsé. Pour protéger cette population importante, leur roi Agokoli fit construire autour de Notsé une muraille faite d'argile et de sang. Mais au 17è siècle, les Ewés trop nombreux furent obligés de quitter leur ville et de s'expatrier vers l'ouest en direction de la rive gauche de la Volta.

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Important ! Print E-mail
vendredi, 04 janvier 2008
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Toute l'équipe du rallye Côte-Côte Historique vous souhaite une excellente année 2008.

Pour l'équipe d'organisation ces derniers jours ont donnés lieu a de nombreux échanges entre nous l'opportunité de passer en Mauritanie.

Christian Dervieux au Togo, Alain Grosman en Mauritanie, Nhat en France ont pesés avec objectivité les différentes informations en notre posséssion.

Nous avons eus de nombreux contacts avec le Quai d'Orsay et l'Ambassade de France en Mauritanie.

A contre coeur et la mort dans l'âme, nous avons décidés d'annuler l'édition de Février dans sa forme actuelle.
La sécurité de la caravanne étant pour nous un impératif essentiel.

Nous vous proposerons plus en détail dans les tous prochains jours, une nouvelle épreuve sur le parcours Lomé - Lomé,traversant des pays accueillants et amicaux ( Togo, Burkina Faso, Mali) pour le mois de novembre 2008.

Cette épreuve sera plus dense, plus rythmé, plus Africaine, avec des étapes permettant d'apprécier la qualité de l'accueil et des bivouacs.

Toute l'équipe reste à votre disposition, pour toutes informations complémentaires.

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Gérard Cluzel Print E-mail
jeudi, 03 janvier 2008
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Peugeot, c'est retrouver l'Afrique authentique

Gérard Cluzel comme tous les passionnés d'aventures rêvait d'afrique, l'Afrique profonde ; celle des livres de géographie, celle des contes et des légendes. certes, comme beaucoup de gens il était déjà parti avec des copains, goûter aux sables du désert, en, Tunisie, au Maroc et en Libye. Mais c'est encore l'Afrique du Nord ; pas l'Afrique Noire et ses mystères.

"Depuis 1994 on bourlingue ; c'est passionnant on adore ça... mais je n'avais encore jamais franchi le Sahel et découvert d'autres paysages africains, d'autres cultures, d'autres architectures jusqu'à l'année dernière. J'ai eu l'occasion de faire ce premier rallye Côte-Côte comme pilote du caméraman, Laurent Célarié".
Ca été le coup de foudre ; un coup de foudre partagé avec Gebeviève mon épouse qui a réellement participé à la compétition à bord d'un petit Toyota BJ43. Un équipage féminin qui s'est fort bien tiré d'affaire.
"On a trouvé l'ambiance excellente, alors cette année on a voule repartir, mais moi vraiment en tant que compétituer".
Mais Gérard Cluzel qui connaît bien les voitures,( la carrosserie automibile à Lentillyc dans la région lyonnaise c'est son job) a vulu coller véritablement à l'Afrique et à son passé. Pour un Français, la voiture en Afrique c'est incontournable... c'est une Peugeot. Et d'une deux roues motrices. Comme au bon vieux temps, une époque où les 4x4 tout beau, tout électrique n'existaient pas !
"C'était plus africain de le faire dans ces conditions. j'ai donc cherché pendant longtemps une 504 diesel".
Après des semaines de recherches vaines, Gérard change son fusil d'épaule et opte pour la 505 qui avait empoché les lauriers l'année dernière. c'est une Peugeot, c'est un diesel...l'affaire était dans le sac!
" On l'a refaite de A à Z... elle est comme neuve... et on repart dans cette nouvelle aventure gonflé à bloc... c''est ça je crois coller véritablement à la magie de l'Afrique".

Pour Gérard, c'est donc une nouvelle page qui s'ouvre. L'an dernier, il suivait, était aux ordres du caméraman, cette année il prend le départ pour gagner.
"avoir une telle opportunité de découvrir l'Afrique Noire de l'intérieur c'est une chance inespérée. On est lâché dans la nature... à nous d'aller jusqu'au bout, en jouant le jeu de la compétition, en profitant aussi des pausages, des rencontres fortuites avec les populations. C'est merveilleux".
Niveau compétition c'est une première pour cet amoureux de l'Afrique, mais si l'expérience fait sans doute un peu défaut, l'enthousiasme et le désir de bien faire devrait suffire à s'imposer.
" En plus, en deux roues motrices, on ne doit pas être très nombruex au départ !".
Gérard devait en principe prendre le départ seul dans l'habitacle ; aux dernières nouvelles, il se pourrait qu' ami de Laurent Célarié, se glisse à côté de lui pour tenir le road-book. A confirmer....

 
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Certaines photos ont été réalisées par Claude TAVERNIER pour Jean Claude BERTRAND