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La deuxième édition du rallye de régularité Côte-Côte Historique qui devait se dérouler du 08 au 23 février dernier, ayant été annulée, Christian Dervieux l'organisateur, a décidé de le remplacer par une boucle Africaine qui de déroulera du 10 au 21 novembre.
Une première reconnaissance vient d'avoir lieu, faite par Nhat Bui, Raoul Raymondis et René Latil.
Vos premières impressions ?
" Nous sommes revenus emballés par ce dernier parcours car nous avons vu des paysages de toute beauté dans cette partie Ouest de l'Afrique. Et d'une grande variété avec des endroits assez exceptionnels comme le Nord du Togo, les falaises de Banfora dans l'Ouest du Burkina Faso, les falaises de Bandiagara au pays Dogon, le massif de l'Atakora dans le Nord du Bénin et même des dunes de sables à Oursi, dans le Sahel, le pays des Peuls , éleveurs du Burkina".
Par rapport au premier rallye Côte-Côte ?
" Nous avons en effet vécu le premier Côte-Côte qui s'est déroulé l'an passé, entre Lomé au Togo et Saint-Tropez, et nous avons aussi reconnu et préparé la deuxième édition sur un parcours semblable qui a été annulée pour des raisons que l'on sait. Ce nouveau parcours sera beaucoup plus varié".
Quelles en sont les caractéristiques ?
" Cette boucle africaine avec le départ de Lomé, au Togo, le 10 Novembre prochain, et retour à Lomé, le 21 Novembre, aura un parcours de 4 500 Km environ, en douze étapes avec, chaque jour, 300 à 500 Km à travers des paysages fantastiques. Il y aura des régions de savane avec beaucoup de navigation, des pistes de latérite dans la forêt tropicale du Nord du Bénin, où les pilotes retrouveront un grand plaisir de conduite. On traversera le Togo, le Burkina Faso, une partie du Mali avant de revenir vers le Sud, à nouveau par le Burkina Faso, le Bénin, puis le Togo. La dernière étape Ouidah-Lomé aura comme cadre la très belle plage de Cotonou. Ce sera une étape courte, pour le plaisir de se retrouver, où tous les participants pourront s'amuser. De l'ancien parcours nous n'avons repris que les deux premières étapes du Togo, 80% est entièrement nouveau".
Avez-vous été bien accueillis ?
" Avec une grande chaleur. Tous ont été très accueillants et enthousiastes à l'idée de voir un rallye traverser leurs villages et leurs pays".
J'imagine que vous avez aussi eu de bons contacts avec les autorités locales.
" C'est aussi une des missions que nous nous étions fixés lors de cette première reconnaissance. Dans la mesure du possible, nous nous sommes arrêtés pour prendre contact et signaler le passage du rallye. Sachant que dans les semaines à venir un dossier va être monté et présenté ensuite aux différents pays. Et par voie hiérarchique toutes les autorités locales seront informées officiellement. Au sujet de ces différents contacts, nous avons une anecdote à vous raconter. Un jour, dans une petite localité du Bénin, les gendarmes nous ont présenté un Roi car là-bas existe le royaume de Sinendé. C'est un roi coutumier, respecté de tous, même par les autorités officielles du Pays. C'est lui qui a le dernier mot pour toutes les décisions importantes. Et il a été enchanté du passage du rallye".
Du côté pratique, comment cela va se passer pour les concurrents Européens ?
" Leurs voitures seront embarquées d'un port français qui reste à définir en direction de Lomé, au Togo. Quant aux équipages Africains et locaux ils nous retrouveront là-bas pour les vérifications et le départ".
D'ici là quel est votre programme ?
"Une deuxième reconnaissance est prévue en Juin pour affiner et travailler sur le parcours. Elle servira aussi à prendre des notes afin de réaliser le road-book".
Propos de Nhat Bui recueillis par Jean-Claude Lamorlette
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